Reconstruction R3
Reconstruction différée par implant
L’incision de mastectomie existante, une loge sous le muscle, la peau abdominale recrutée vers le haut et un nouveau sillon reconstruit. La technique la plus souvent indiquée en reconstruction différée.
- Anesthésie
- Générale
- Incision
- 5 cm, cicatrice existante
- Séjour
- 2 à 4 jours
- Peau détendue
- 2 à 3 mois
Valeurs confirmées par le praticien ; elles varient selon le cas et seront précisées en consultation.
L’essentiel
Les quatre questions qui reviennent
- En quoi consiste l’intervention ?
- Une loge est créée derrière le muscle par l’incision de mastectomie existante, la peau abdominale est recrutée vers le haut pour gagner de la hauteur, un nouveau sillon sous-mammaire est reconstruit et fixé, puis l’implant anatomique définitif est mis en place.
- À qui s’adresse-t-elle ?
- Cette technique peut être indiquée dans presque tous les cas. Elle a supplanté depuis une dizaine d’années les techniques par apport de lambeaux, grâce aux implants anatomiques en gel cohésif et à l’apport des transferts graisseux associés.
- Combien de temps dure l’hospitalisation ?
- De 2 à 4 jours selon la production du drain. Le soutien-gorge est mis en place en salle d’opération et un traitement contre la douleur est injecté localement en fin d’intervention, le relais étant pris par voie veineuse.
- Quand le résultat est-il stable ?
- Le résultat est immédiat, mais la peau du sein reconstruit va se détendre en l’espace de deux à trois mois. C’est à partir de trois mois qu’un lipomodelage secondaire peut être proposé pour affiner le naturel.
La technique qui a supplanté les lambeaux
Cette technique peut être indiquée dans presque tous les cas. Elle a supplanté depuis une dizaine d’années les techniques par apport de lambeaux.
Trois progrès l’expliquent : l’utilisation des implants anatomiques en gel cohésif, le perfectionnement de la technique d’avancement et de fixation du sillon sous-mammaire, et l’apport des transferts graisseux associés aux implants, avant et après la reconstruction.
Le déroulement de l’intervention
L’incision de mastectomie existante est utilisée dans sa portion latérale, sur une longueur de 5 cm. Aucune nouvelle cicatrice n’est créée.
Une loge pour l’implant est faite derrière le muscle, en prenant soin de retirer les tissus fibreux profonds qui empêchent souvent la peau de se détendre. La dissection dépasse largement vers le bas le niveau du sillon sous-mammaire, afin de recruter la peau abdominale : ce glissement de la peau de l’abdomen sur le sein fait souvent gagner de 2 à 3 cm de hauteur.
Le fascia est incisé feuillet dans la graisse, ce qui augmente la souplesse de ce lambeau d’avancement et améliore la reconstruction du nouveau sillon.
La reconstruction du sillon, une technique personnelle
Cette reconstruction du sillon et sa fixation sont une technique personnelle du Dr Azencot.
Le nouveau sillon est fixé sur toute sa longueur par un surjet de monofil résorbable, passé à travers la peau, sans cicatrice. Une fois le sillon fixé et le gain cutané réalisé par l’avancement abdominal, l’implant définitif de forme anatomique et à projection extra-forte est introduit dans la loge. Un drain aspiratif est mis en place et la cicatrice est refermée en surjet.
Le sillon sous-mammaire est la ligne qui donne au sein son point d’attache et sa forme. Sur un thorax opéré, il a disparu. Le reconstruire et le fixer à la bonne hauteur est ce qui distingue une prothèse posée d’un sein reconstruit.
Les suites opératoires
Le résultat est immédiat. Le soutien-gorge est mis en place en salle d’opération, et un traitement contre la douleur est injecté localement à la fin de l’intervention, le relais étant pris par voie veineuse.
L’hospitalisation est de 2 à 4 jours selon la production du drain. Les suites sont marquées par une douleur au sillon sous-mammaire, bien calmée par les antalgiques simples, par un œdème et par des ecchymoses.
La peau du sein reconstruit va se détendre en l’espace de deux à trois mois. Le résultat visible à la sortie n’est donc pas le résultat définitif.
Les complications possibles
Elles sont énoncées ici par ordre de fréquence, comme le praticien les présente en consultation. Les connaître fait partie du consentement éclairé.
- Épanchement lymphatique péri-prothétique.
- Retard de cicatrisation.
- Cellulite inflammatoire.
- Désunion de cicatrice avec exposition de l’implant.
- Infection.
À plus long terme peuvent survenir une rétraction capsulaire, aussi appelée coque, ou une malposition de l’implant.
Questions fréquentes
Ce que les patientes demandent
Ces réponses reprennent le contenu rédigé et validé par le praticien. Elles sont formulées pour se lire seules, question par question.
Faut-il une nouvelle cicatrice ?
Comment gagne-t-on de la peau sur un thorax plat ?
Combien de temps dure l’hospitalisation ?
Quand la forme définitive apparaît-elle ?
Nous rencontrer
Consultation
Une première consultation sert à comprendre votre demande et à vous dire ce qui est possible — y compris quand la réponse est qu’il vaut mieux ne rien faire.
Clinique Esthétique Ferrère
16 ter rue Ferrère
33000 Bordeaux

En chirurgie esthétique, la loi impose la remise d’un devis détaillé et un délai de réflexion d’au moins quinze jours entre la consultation et l’intervention. Aucun acompte ne peut être demandé pendant ce délai. Deux consultations sont nécessaires avant toute intervention.
