Reconstruction R1
Reconstruction mammaire
Redonner au sein sa forme et son volume après une mastectomie. Par implant, par lambeau ou par transferts graisseux, en un temps ou en plusieurs, selon les traitements reçus et ce que votre anatomie permet.
- Anesthésie
- Générale
- Décision
- Comité pluridisciplinaire
- Après radiothérapie
- 9 à 12 mois
- Sans radiothérapie
- 6 mois
Valeurs confirmées par le praticien ; elles varient selon le cas et seront précisées en consultation.
L’essentiel
Les quatre questions qui reviennent
- En quoi consiste une reconstruction mammaire ?
- À redonner au sein sa forme et son volume après une mastectomie. Trois familles de techniques y parviennent : l’implant, les lambeaux prélevés dans le dos ou l’abdomen, et les transferts graisseux — seuls ou associés. Le choix dépend de votre anatomie, des traitements reçus et du sein opposé.
- Quand peut-elle commencer ?
- Une reconstruction différée s’envisage 9 à 12 mois après la fin d’une radiothérapie. En l’absence de radiothérapie, un délai de consolidation de six mois paraît suffisant. La reconstruction immédiate, elle, a lieu pendant la même intervention que la mastectomie.
- Qui prend la décision ?
- Le dossier est validé au préalable en comité sein pluridisciplinaire, qui réunit chirurgiens, oncologues et radiologues. La consultation de chirurgie plastique vient ensuite préciser la technique, le calendrier et le geste éventuel sur le sein opposé.
- Que se passe-t-il en attendant ?
- La patiente porte une prothèse mammaire externe temporaire jusqu’à la reconstruction. Ce temps d’attente n’est pas perdu : il sert à terminer les traitements et à laisser les tissus se consolider, ce qui conditionne la qualité du résultat.
Une demande qui arrive après un parcours éprouvant
La demande de reconstruction mammaire est fréquente, et elle survient le plus souvent après un parcours de soin douloureux et éprouvant. Elle n’a rien d’une obligation : elle se décide quand vous le souhaitez, et elle peut se décider longtemps après.
Jusqu’à la reconstruction, la patiente est porteuse d’une prothèse mammaire externe temporaire. Ce délai n’est pas une perte de temps : il laisse les traitements se terminer et les tissus se consolider, deux conditions qui pèsent directement sur le résultat.
Le Dr Azencot a été parmi les premiers chirurgiens à développer l’utilisation des implants anatomiques en reconstruction mammaire, ainsi que celle des transferts graisseux en chirurgie mammaire. Il utilise la graisse pour améliorer les reconstructions depuis 2003, et a présenté sa technique de lipomodelage primaire au congrès national de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, à Marseille, en novembre 2006.
Immédiate ou différée : deux calendriers
La différence tient au moment. Dans la reconstruction immédiate, le chirurgien plasticien reconstruit pendant la même intervention que la mastectomie. Dans la reconstruction différée, elle a lieu plus tard, une fois les traitements terminés.
La reconstruction différée
Les reconstructions différées du sein peuvent commencer à s’envisager 9 à 12 mois après la fin d’un traitement par radiothérapie. En l’absence de radiothérapie, un délai de consolidation de six mois paraît suffisant.
La reconstruction immédiate
Dans certains cas, la mastectomie peut s’accompagner d’une reconstruction dans le même temps opératoire. Les patientes concernées ont une lésion in situ non invasive ou intracanalaire nécessitant une mastectomie, mais pas de traitement complémentaire a priori.
Cela concerne aussi les patientes ayant déjà bénéficié d’un traitement conservateur par le passé et qui, pour une nouvelle lésion du sein, nécessitent le recours à la mastectomie : dans ce cas il n’y aura pas de radiothérapie, celle-ci ayant déjà été faite. Les mammectomies dites prophylactiques bénéficient également d’une reconstruction immédiate.
Trois familles de techniques
Aucune n’est bonne en soi : chacune répond à une situation. La technique est choisie en fonction de la taille du sein opposé, de la morphologie de la patiente et de l’anatomie des zones donneuses, dos et ventre.
L’implant
C’est la technique la plus utilisée en reconstruction immédiate, et celle qui, en différé, a supplanté depuis une dizaine d’années les techniques par lambeau — grâce aux implants anatomiques en gel cohésif, au perfectionnement de la technique d’avancement et de fixation du sillon sous-mammaire, et à l’apport des transferts graisseux associés aux implants, avant et après la reconstruction.
Les lambeaux
Le lambeau de grand dorsal apporte au sein reconstruit un muscle épais et richement vascularisé, avec ou sans implant. Le lambeau de grand droit abdominal transpose sur le thorax une masse de peau et de graisse prélevée entre le nombril et le pubis. Ce sont les techniques de la reconstruction autologue, celle qui n’utilise que vos propres tissus.
Les transferts graisseux
Ils interviennent avant la pose d’un implant pour préparer les tissus, après pour affiner le résultat, en complément d’un lambeau dont le volume ne suffit pas, ou seuls dans la reconstruction autologue exclusive. C’est le terrain sur lequel le praticien a le plus publié.
Une décision qui ne se prend pas seule
Le dossier est validé au préalable en comité sein pluridisciplinaire. En reconstruction immédiate, le chirurgien cancérologue réalise la mastectomie conjointement avec le chirurgien plasticien, qui reconstruit dans la même intervention.
La décision d’un geste sur le sein opposé, comme celle d’une mammectomie prophylactique, fait toujours l’objet de cette même validation collégiale. Votre chirurgien et votre oncologue vous conseilleront : ce sont des décisions délicates, qui tiennent compte du terrain, de l’âge et des facteurs de risque génétiques.
Ce qui vient après la reconstruction du galbe
Reconstruire le volume n’est pas la dernière étape. Deux gestes la complètent, et ils comptent autant que le premier dans le résultat final.
La reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire est assurée dans la plupart des cas environ trois mois après la reconstruction du galbe du sein. Le mamelon est reproduit en greffant la moitié du mamelon opposé, et l’aréole reconstruite par dermopigmentation médicale.
La symétrisation du sein opposé est fréquente : il peut être trop petit, trop gros ou ptosé. Elle est réalisée dans le même temps que la reconstruction chaque fois que cela est possible.
Enfin, un lipomodelage secondaire peut être proposé à partir de trois mois pour améliorer le naturel, la souplesse et le camouflage de l’implant.
Questions fréquentes
Ce que les patientes demandent
Ces réponses reprennent le contenu rédigé et validé par le praticien. Elles sont formulées pour se lire seules, question par question.
Quand une reconstruction peut-elle commencer ?
Quelle différence entre reconstruction immédiate et différée ?
Que se passe-t-il en attendant ?
Quelles techniques existent ?
Le sein opposé est-il concerné ?
Et le mamelon ?
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Consultation
Une première consultation sert à comprendre votre demande et à vous dire ce qui est possible — y compris quand la réponse est qu’il vaut mieux ne rien faire.
Clinique Esthétique Ferrère
16 ter rue Ferrère
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En chirurgie esthétique, la loi impose la remise d’un devis détaillé et un délai de réflexion d’au moins quinze jours entre la consultation et l’intervention. Aucun acompte ne peut être demandé pendant ce délai. Deux consultations sont nécessaires avant toute intervention.
