Reconstruction R2
Reconstruction immédiate
Reconstruire le sein pendant la même intervention que la mastectomie. La peau du sein peut souvent être conservée, et la patiente ne connaît pas la période sans sein.
- Anesthésie
- Générale
- Décision
- Comité pluridisciplinaire
- Expansion
- Remplissage dès le 21e jour
- Séances
- 3 à 5, tous les 15 jours
Valeurs confirmées par le praticien ; elles varient selon le cas et seront précisées en consultation.
L’essentiel
Les quatre questions qui reviennent
- En quoi consiste la reconstruction immédiate ?
- Le chirurgien cancérologue réalise la mastectomie et le chirurgien plasticien reconstruit le sein dans la même intervention. La patiente ne connaît pas la période sans sein, et la peau du sein peut souvent être conservée.
- À qui s’adresse-t-elle ?
- Aux patientes porteuses d’une lésion in situ non invasive ou intracanalaire nécessitant une mastectomie sans traitement complémentaire a priori, à celles déjà traitées par traitement conservateur et qui nécessitent une mastectomie pour une nouvelle lésion, et aux mammectomies prophylactiques.
- Quelle technique est utilisée ?
- La reconstruction par implant est la plus utilisée. Les techniques de lambeaux autologues ont aussi leur place, au cas par cas. Le choix tient à la taille du sein opposé, à la morphologie et à l’anatomie des zones donneuses, dos et ventre.
- Qu’est-ce qu’un implant d’expansion ?
- Une prothèse temporaire remplie de sérum physiologique, posée lorsque le volume à reconstruire est important ou les conditions anatomiques difficiles. Elle est remplie au tiers pendant l’intervention, puis complétée au cabinet à partir du 21e jour, en 3 à 5 séances indolores espacées de quinze jours.
Reconstruire sans connaître l’absence
Lorsqu’une reconstruction mammaire immédiate est possible et indiquée, la technique la plus utilisée est la reconstruction par implant. Les techniques de lambeaux autologues ont aussi une place, au cas par cas.
Trois situations y conduisent. Les patientes porteuses d’une lésion in situ non invasive ou intracanalaire nécessitant une mastectomie, mais pas de traitement complémentaire a priori. Celles qui ont déjà bénéficié d’un traitement conservateur par le passé et qui, pour une nouvelle lésion, nécessitent le recours à la mastectomie : il n’y aura pas de radiothérapie, celle-ci ayant déjà été faite. Et les mammectomies dites prophylactiques.
La technique est choisie en fonction de la taille du sein opposé, de la morphologie de la patiente et de l’anatomie des zones donneuses telles que le dos et le ventre.
Deux chirurgiens, une seule intervention
Le chirurgien cancérologue réalise la mastectomie conjointement avec le chirurgien plasticien, qui reconstruit dans la même intervention.
Le dossier est validé au préalable en comité pluridisciplinaire. Cette validation n’est pas une formalité : elle engage l’équipe entière sur le principe même de la reconstruction immédiate, et sur son calendrier.
La reconstruction par implant
La reconstruction mammaire immédiate par implant définitif est le plus souvent possible pour des volumes petits et moyens.
L’implant est introduit sous le muscle et la cicatrice centrale est refermée. Le geste est donc fait en une fois, sans étape intermédiaire, ce qui explique qu’il soit réservé aux situations où la peau et le muscle peuvent accueillir d’emblée le volume définitif.
L’implant d’expansion, quand la peau a besoin de temps
Dans les cas de volumes importants ou de conditions anatomiques difficiles, le chirurgien peut être amené à poser un implant d’expansion temporaire rempli de sérum physiologique.
Il est rempli pendant l’intervention au tiers de son volume. Cela permet à la cicatrice et au muscle sous-jacent de cicatriser prudemment, sans aucune contrainte ni tension cutanée, évitant ainsi les nécroses et les défauts de cicatrisation.
Dans ces cas, la prothèse d’expansion sera remplie progressivement au cabinet à partir du 21e jour, en 3 à 5 séances espacées de quinze jours et indolores.
La matrice dermique acellulaire
Un matériau plus récent, particulièrement utile en reconstruction mammaire immédiate : une matrice de derme traité et purifié, interposée entre le bord inférieur du muscle pectoral et le sillon sous-mammaire.
De cette façon, l’implant de reconstruction a une couverture totale et ne se trouve jamais juste sous la cicatrice de mastectomie. Cela assure une meilleure cicatrisation, et aussi un soutien naturel pour l’implant.
Elle est utilisée pour des cas ciblés, en raison de son coût encore élevé et de son absence de remboursement par les caisses d’assurance maladie. Ce point est abordé en consultation, devis à l’appui.
Questions fréquentes
Ce que les patientes demandent
Ces réponses reprennent le contenu rédigé et validé par le praticien. Elles sont formulées pour se lire seules, question par question.
La peau du sein est-elle conservée ?
Le remplissage de l’implant d’expansion est-il douloureux ?
Pourquoi ne pas poser d’emblée l’implant définitif ?
La matrice dermique est-elle remboursée ?
Aller plus loin
Interventions associées
Nous rencontrer
Consultation
Une première consultation sert à comprendre votre demande et à vous dire ce qui est possible — y compris quand la réponse est qu’il vaut mieux ne rien faire.
Clinique Esthétique Ferrère
16 ter rue Ferrère
33000 Bordeaux

En chirurgie esthétique, la loi impose la remise d’un devis détaillé et un délai de réflexion d’au moins quinze jours entre la consultation et l’intervention. Aucun acompte ne peut être demandé pendant ce délai. Deux consultations sont nécessaires avant toute intervention.
